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Sommet sur le climat de Joe Biden : une nouvelle dynamique à concrétiser

Date de publication : 3 mai 2021 Rubrique : Initiatives durables

Les États-Unis ont opéré, fin avril, leur grand retour sur les questions environnementales avec l’organisation, à l’initiative du nouveau Président Joe Biden, d’un sommet international sur le climat. Pour rappel, Washington avait été aux avant-postes de l’accord historique sur le climat signé à Paris en 2015, mais le Président Trump élu en 2016 s’en était retiré, adoptant une posture climatosceptique durant son mandat. Joe Biden a en revanche rejoint l’Accord de Paris dès le début de sa présidence. Au cours de ce sommet virtuel, qui a réuni de nombreux dirigeants de la planète les 22 et 23 avril derniers, il a appelé à « l’action » en doublant quasiment l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre que s’était fixé Washington, rapporte l’AFP. Les États-Unis ont ainsi promis de les réduire de 50 % à 52 % d’ici 2030 par rapport à 2005. Les moyens pour y parvenir sont toutefois restés flous. L’autre grand pollueur mondial, la Chine, a pour sa part réaffirmé l’objectif d’une neutralité carbone d’ici 2060. Le Président chinois Xi Jinping s’est dit, selon l’AFP, « déterminé à travailler avec la communauté internationale, et en particulier les États-Unis », malgré les tensions entre les deux puissances. L’Union européenne, quant à elle, s’est engagée à une réduction d’au moins 55 % de ses émissions en 2030 par rapport à 1990. D’autres économies avancées ont également rehaussé leurs objectifs pour 2030. Cette nouvelle dynamique devra se concrétiser dans les années qui viennent et notamment à l’occasion de la COP26 prévue à Glasgow en fin d’année, dont ce sommet constituait un point d’étape. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a estimé que cette rencontre virtuelle marquait un « tournant ». Un avis que la jeune militante écologiste suédoise, Greta Thunberg, ne partage pas. Elle a en effet jugé que les mesures prises par les dirigeants de la planète étaient très loin d’être suffisantes. L’objectif fixé par l’Accord de Paris est de limiter le réchauffement climatique à +2 °C, voire +1,5 °C, par rapport à l’ère préindustrielle.