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La CFCIM signe deux conventions de partenariat en faveur de l’entrepreneuriat et du développement des compétences dans l’industrie

Date de publication : 11 février 2021 Rubrique : Actus CFCIM

Le 9 février dernier, la CFCIM a signé deux conventions avec différents partenaires institutionnels et privés. La première porte sur l’accompagnement des primo-entrepreneurs tandis que la seconde concerne le développement des compétences dans l’industrie.

À l’occasion de la cérémonie de la signature des deux conventions, une conférence de presse a été organisée au siège de la CFCIM. Elle a notamment eu lieu en présence de Jean-Pascal Darriet, Président de la CFCIM, d’Abdelmonnime El Madani, Directeur Général de l’Anapec, Wahb Bouarif, Directeur du Centre d’Affaires Casablanca de la Caisse Centrale de Garantie (CCG), Salmane Belayachi, Directeur Général du CRI Casablanca-Settat, Bouchra Nhaili, DRH de Lydec, Reda Sekkat, Directeur Général d’Ingelec, Talal Nourre, Directeur Général de Clemessy Maroc et Badreddine Benameur, Directeur Général de l’ENSEM.

« Nous avons deux illustrations de ce qui est attendu par les entreprises présentes au Maroc, à savoir comment aider les jeunes et les moins jeunes et comment favoriser la création d’emploi et d’activité en aidant ceux qui ont la fibre et les idées, mais qui manquent parfois de soutien (…) Ces deux opérations pilotes ont vocation à être déclinées et démultipliées », a déclaré Jean-Pascal Darriet lors de son allocution d’ouverture.

Un programme de soutien complet pour les primo-entrepreneurs

La première convention a été signée entre la CFCIM, l’Anapec, le CRI de Casablanca-Settat et la CCG. Elle vise à mettre en place des dispositifs d’accompagnement post-création pour les primo-entrepreneurs. En effet, le risque de défaillance est particulièrement élevé durant les trois années suivant la création de l’entreprise, d’où l’importance de soutenir les jeunes porteurs de projets. Cet accompagnement ciblera ainsi les primo-entrepreneurs de la Région de Casablanca-Settat ayant créé leur entreprise, y compris les bénéficiaires du programme Intelaka qui ont déjà disposé d’un accompagnement sur la phase pré-création proposé par l’Anapec ainsi que par d’autres partenaires.

L’objectif est de les aider à développer leurs compétences entrepreneuriales, de leur apporter toutes les informations utiles (fiscalité, juridique, marchés cibles…) et de leur faciliter l’accès aux réseaux d’affaires en vue de leur permettre de décrocher leur première commande. Dans ce cadre, 15 entrepreneurs bénéficieront de différents programmes : tutorat, networking, apprentissage entre pairs… etc. Ils auront également la possibilité d’être accompagnés par des experts, des mentors et éventuellement des business angels.

« La composante post-création dans le processus d’accompagnement des jeunes dans l’entrepreneuriat mérite une innovation et des concours de bonnes intentions afin de réussir cette initiative. Nous pouvons prétendre justement à devenir un modèle qui comble le peu d’espace qu’il reste encore à couvrir dans le domaine de l’accompagnement post-création. », a déclaré Abdelmonnime El Madani au cours de la cérémonie de signature.

« Le CRI de Casablanca-Settat s’engage à intégrer les 15 primo-entrepreneurs qui seront identifiés dans le cadre de ce programme financé par le CRI. L’idée est de créer à terme un pôle physique et digital parmi les services d’accompagnement de la TPME » a annoncé pour sa part Salmane Belayachi.

Faciliter le recrutement des profils de techniciens qualifiés les plus rares

La deuxième convention a été signée par la CFCIM (et son École Supérieure des Affaires de Casablanca, l’ESAC), l’Anapec, Lydec, Ingelec, Clemessy Maroc et l’ENSEM. Les partenaires ont décidé de mutualiser leurs expertises et leurs moyens afin d’améliorer l’employabilité des techniciens spécialisés en électricité. Cette initiative vise en outre à réduire le décalage entre les compétences des demandeurs d’emploi et les besoins concrets des industriels qui peinent à trouver certains profils qualifiés. Elle a donc pour ambition de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes tout en permettant aux entreprises de répondre à leurs besoins en compétences les plus critiques.

Dans ce cadre, les partenaires ont ainsi convenu de travailler conjointement pour mettre en place un dispositif de formation à la carte en mode alternance, innovant et de courte durée. Dans sa phase pilote, le projet prévoit de recruter une première promotion de 25 techniciens. L’Anapec s’occupera du sourcing des candidats, de la présélection et de la mise en place des mécanismes de financement dans le cadre du programme TAEHIL. L’ENSEM et l’ESAC seront pour leur part en charge de l’ingénierie pédagogique et de l’enseignement.

Lydec, Ingelec et Clemessy Maroc mettront à disposition des candidats leurs infrastructures pédagogiques pour la réalisation des exercices pratiques et apporteront un partage d’expérience dans certains modules de formation. Des visites de sites seront également programmées.

« Aujourd’hui, nous avons un vrai problème d’embauche sur notre activité. (…) Cette initiative va anticiper l’intégration des jeunes dans nos entreprises et va nous aider clairement à pouvoir prendre plus de commandes » a indiqué Talal Nourre. Reda Sekkat a quant à lui déclaré : « Pour nous ce fut une évidence de s’inscrire dans ce projet. Le souci numéro un des industriels au Maroc c’est, bien sûr, les ressources et il est ô combien difficile de trouver ces ressources, surtout lorsqu’elles sont pointues et bien formées. » « La problématique des compétences concerne toutes les entreprises au Maroc, surtout lorsqu’il de domaines bien particuliers. Au niveau de Lydec, nous avons des métiers très diversifiés et ne nous ne pouvons pas répondre aux besoins des citoyens et des autorités si nous n’avons pas les compétences nécessaires. (…) Ce partenariat large permet de mettre en place une vraie intelligence collective entre les différentes entreprises ainsi qu’avec l’ESAC, l’ENSEM et l’Anapec pour pouvoir proposer des programmes sur mesure » a souligné pour sa part Bouchra Nhaili.

Les deux projets ont été initiés par la Commission Emploi, Formation et Éducation de la CFCIM.

https://youtu.be/kvR6bhozTm4