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Les écoles françaises au Maroc en plein développement

Date de publication : 16 octobre 2020 Rubrique : Zoom

Les écoles d’ingénieurs et de commerce françaises ont multiplié les implantations dans le Royaume ces dernières années. À partir de 2012, elles ont bénéficié de la coopération renforcée entre les deux États.

En octobre 2012, la visite au Maroc de la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, donnait le coup d’envoi d’un renforcement de la coopération universitaire entre le Maroc et la France. La signature d’une déclaration conjointe, avec son homologue Lahcen Daoudi, prévoyait en effet la création dans le Royaume de formations françaises de techniciens et d’ingénieurs, selon l’AFP.

« Nous avons vraiment la forte volonté de développer ensemble non seulement des formations de qualité pour les jeunes, mais aussi des laboratoires de haut niveau », déclarait Geneviève Fioraso. Dès cette visite, la création d’un Institut National des Sciences Appliquées (INSA) et d’une École Centrale à Casablanca était envisagée.

Vague d’implantations dès 2014

Le rapprochement décidé en 2012 a déclenché une vague d’implantations d’établissements français dans le Royaume. Dès 2014, l’école d’ingénieurs INSA Euro-Méditerranée est créée à Fès, fruit d’une collaboration entre le Groupe INSA et l’Université Euromed de Fès. L’année suivante, ce fut au tour d’une autre école d’ingénieurs française prestigieuse, l’École Centrale, d’installer son campus à Casablanca.

Suivront notamment des écoles de commerce : en 2015 l’EMLyon Casablanca, en 2016 Paris- Dauphine, en 2017 l’Essec à Rabat, en 2019 l’École des ponts Business School à Rabat. L’Université Polytechnique des Hauts-de- France, de son côté, s’est s’associée à l’Université Abdelmalek Essaadi pour créer, en 2016, l’Institut méditerranéen de logistique et transports à Tétouan, qui offre une double diplomation. L’École Supérieure des Affaires de Casablanca, développée par la CFCIM, délivre un diplôme français de l’Université Gustave Eiffel et a obtenu cette année la reconnaissance de l’État marocain. Dès 2006, l’école d’ingénieurs EIGSI basée à La Rochelle avait créé son campus marocain à Casablanca. Parmi les neuf spécialités du diplôme délivré par l’école, que l’étudiant doit choisir en quatrième année, trois vont amener le futur ingénieur à poursuivre sa formation sur le site de Casablanca, quel que soit son campus d’origine.

« Former de jeunes Marocains et Africains »

« L’ambition est claire. Il s’agit de former de jeunes Marocains, naturellement, mais aussi des jeunes de tout le continent africain. (…) Je pense à l’Essec, mais aussi à l’École Centrale, dont le tiers des étudiants dans son campus marocain vient d’Afrique subsaharienne », soulignait en 2017 Jean-Marc Berthon, à l’époque Directeur de l’Institut français du Maroc, relayé par l’AFP. Fin 2018, cinq écoles ont décidé de créer un regroupement des grandes écoles françaises implantées au Maroc, baptisé Africa Sup. Ses fondateurs étaient l’École Centrale Casablanca, l’EMINES, EMLyon Casablanca, ESSEC Afrique- Atlantique et l’INSA Euro-Méditerranée. Selon Jeune Afrique, elles ont été rejointes par Toulouse Business School et l’EIGSI Casablanca. Deux ans plus tard, néanmoins, le réseau semble avoir été mis en sommeil.

Rémy Pigaglio