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Port-Dakhla-Atlantique

Port Dakhla Atlantique, un futur hub logistique porteur de grandes promesses

Date de publication : 9 juillet 2019 Rubrique : Actus & Economie

Dakhla – Grand projet structurant du nouveau modèle de développement des régions du sud, le futur port Dakhla Atlantique est considéré comme l’un des investissements prometteurs susceptibles de donner un grand élan à l’économie de la région, en la dotant d’une véritable plateforme logistique lui permettant de se positionner en tant que véritable hub des activités portuaires de pêche et de commerce.

De par sa consistance, son volume d’investissement et ses objectifs, ce port stratégique, qui sera réalisé à Ntireft (70 km au nord de Dakhla) en eau profonde extérieur à la baie de Oued Eddahab, jouera un rôle socio-économique et commercial indéniable et apportera une plus-value considérable à la valorisation des produits de pêche et au renforcement de l’attractivité de la région pour les investissements.

D’un coût initial estimé à 6 milliards de dirhams, le projet Dakhla Atlantique “est destiné à satisfaire les trafics futurs liés aux produits de la pêche et à l’exploitation des petits pélagiques du stock C (Boujdour-Lagouira)” et “servira d’outil logistique et économique pour faciliter la structuration économique et sociale du sud du Royaume’’.

Il aura pour vocation “d’accueillir les trafics de la pêche associés à la nouvelle zone franche, et tous les trafics commerciaux liés à la pêche (exportations, intrants) et aussi à l’hinterland de Dakhla”, précise-t-on.

Il y a lieu de rappeler que l’actuel port de Dakhla est situé dans une baie quasi fermée dont le milieu naturel est jugé très fragile.

La création d’un nouveau port sur la façade atlantique répondrait, selon les responsables du secteur “à des objectifs géostratégiques, à des objectifs de développement régional et à des objectifs spécifiques au secteur de la pêche”.

Il s’agit, en effet, de soutenir le développement économique, social et industriel régional dans tous les secteurs productifs (pêche, agriculture, mines, énergie, tourisme, commerce, industries manufacturières, etc.) et de doter la région d’un outil logistique moderne et évolutif, à la hauteur de ses ambitions de développement.

Le port devra permettre de valoriser la ressource des petits pélagiques en mettant en place des infrastructures portuaires et des espaces industriels bord à quai offrant les meilleures conditions de compétitivité à l’ensemble de la filière pêche.

Cette nouvelle structure aura également pour objectif de soutenir la création d’une nouvelle flotte de pêche moderne.

S’agissant des effets socioéconomiques attendus du port de Dakhla Atlantique, ils concernent la création d’un véritable complexe industriel autonome, centré en premier lieur sur la pêche.

Le port devra permettre également d’exporter directement les produits régionaux vers les pays de destination finale (produits de la pêche et de l’agriculture) après valorisation, de faciliter l’importation à coût réduit des intrants nécessaires à l’industrie, à la population, à l’agriculture, au tourisme et aux équipements énergétiques prévus et de préserver la baie.

A l’horizon 2030, la nouvelle dynamique insufflée par le futur port devrait engendrer 183.000 emplois additionnels.

Le port futur comprendra, entre autres, une digue principale de 2.800 mètres, une digue secondaire de 600 m, un quai de commerce de 800 m sur 12, un quai de pêche hauturière de 1.500 m sur 7, un bassin de 39 hectares et un élévateur de bateaux d’une capacité de 450 T.

Dotée d’une façade littorale de 667 km, la région de Dakhla-Oued Eddahab est l’une des zones les plus poissonneuses du Royaume et dont les eaux recèlent des ressources halieutiques abondantes et diversifiées.

La région se distingue également par une baie de 400 km2, dont l’écosystème lui a valu trois statuts de reconnaissance en tant que site d’une grande importance écologique.

La région contribue à hauteur de 45 pc de la production halieutique nationale (bilan de 2016).

Composée de 24 chalutiers hauturiers, 195 unités de pêche côtière et 3.255 barques de pêche artisanale, la flotte maritime au niveau de la région a réalisé en 2016 une production halieutique de l’ordre de 624 tonnes, pour une valeur estimée à 2,3 milliards de dirhams.

La région se distingue également d’une production agricole à grande valeur ajoutée et d’une culture de primeurs qui s’érige en expérience pionnière sur l’étendue des provinces du Sud.

La production annelle des primeurs dans la région s’élève à 66.000 tonnes essentiellement des tomates cerises et rondes (44.000 tonnes), des melons (20.000 t), ainsi que des cultures biologiques et fourragères (2000 t).

source : Agence Marocaine de Presse|novembre, 2017

Pour plus d’information concernant le Forum d’Affaires Maroc-France à Dakhlahttps://www.cfcim.org/magazine/campagne/forum-dakhla