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Réseau ferroviaire : le Maroc accélère !

Date de publication : 16 novembre 2014 Rubrique : Divers

Un réseau en fort développement.

Le réseau ferroviaire du Maroc est le plus étendu du Maghreb et le deuxième d’Afrique après celui d’Afrique du Sud. Il se présente sous forme d’un couloir reliant Marrakech à Oujda et dessert les grandes villes et les principaux ports du Royaume, à l’exception de ceux d’Agadir et de Nador. L’Office National des Chemins de Fer (ONCF) est le principal acteur du secteur. Il a pour mission d’étudier et de construire les nouvelles lignes et d’exploiter le réseau ferroviaire national.

L’activité de transport de l’ONCF est divisée en trois segments différents : le transport de voyageurs, le transport de marchandises et le transport de phosphates.

 

Le réseau est composé de 2 200 km de lignes, dont 30 % à double voie et 1 014 km de lignes électrifiées à courant continu. L’ONCF dispose de 116 locomotives de lignes, 372 voitures à voyageurs, 6 894 wagons de marchandises.

Le chiffre d’affaires de l’ONCF a atteint 350 M EUR en 2013 (+ 3,1 % par rapport à 2012). 40 millions de passagers et environ 39 millions de tonnes de marchandises (frêt et phospates) ont été transportés en 2012. L’ONCF espère atteindre les 50 millions de passagers et les 50 millions de tonnes de marchandises en 2015.

Le secteur dispose encore d’un fort potentiel de développement : amélioration de la sécurité, développement du réseau, diminution des retards, intégration de billeterie, etc. Il bénéficie actuellement d’importants investissements qui visent à mettre à niveau le réseau et, à terme, à créer une véritable filière ferroviaire pour le pays.

 

Le contrat programme 2010-2015 signé entre l’Etat et l’ONCF prévoit de réaliser un important programme d’investissement de 2,87 Mds EUR pour le réseau ferroviaire. Les principales composantes sont le projet de ligne à grande vitesse (LGV) d’une longueur de 350 km entre Tanger et Casablanca, la poursuite de la modernisation du réseau actuel, des gares voyageurs et la construction d’un réseau de plateformes logistiques avec port-sec.

 

La LGV, projet phare du secteur ferroviaire marocain.

Avec une mise en service prévue en 2016, la LGV sera exploitée à320 km/h entre Tanger et Kénitra et à 200 km/h entre Kénitra et Casablanca. Elle permettra de relier Tanger à Casablanca en 2h10, contre 4h45 actuellement. Le trafic attendu s’élèvera à 6 millions contre 2 millions à l’heure actuelle. SNCF INTERNATIONAL assiste l’ONCF dans la conception, la construction et l’entretien de la ligne à grande vitesse. En 2010, le Maroc a signé avec ALSTOM un contrat portant sur la fourniture de 14 rames de train. De plus, ALSTOM a signé en 2011 une convention de partenariat industriel pour le développement de la filière ferroviaire marocaine.

Des bureaux d’études français interviennent également sur ce projet, à l’instar de SYSTRA et d’EGIS RAIL.

 

Modernisation du réseau conventionnel : les grandes actions de 2012-2013.

Les années 2012-2013 ont été marquées par la mise en œuvre de trois projets : l’augmentation de la capacité de l’axe ferroviaire le plus sollicité du réseau par la construction d’une 3ème voie entre Casablanca et Kénitra, la réalisation de la 1ère phase du doublement de la ligne Marrakech-Settat et la construction des entrepôts de la plateforme logistique Casa Mita.

Un tramway à Casablanca et à Rabat.

La première ligne du Royaume a été inaugurée à Rabat en mai 2011, suivie d’une seconde en 2012. A Casablanca, une ligne de 31 km et desservant 48 stations a été inaugurée en décembre 2012. En 2013, le Tram transportait en moyenne 100 000 personnes par jour. Ces tramways visent à désengorger les centres-villes et combler une partie du déficit de transport public dans ces agglomérations. ALSTOM assurera la maintenance de la flotte et des infrastructures pour une durée de 5 ans. A terme, les plus grandes agglomérations du Royaume devraient être équipées de tramway (Fès, Marrakech, Meknès, etc.).

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De réelles opportunités pour les entreprises françaises.

Le développement des infrastructures ferroviaires présente des opportunités pour diverses activités : mise à niveau du réseau de base, renforcement du parc roulant, modernisation des infrastructures d’accueil, maintenance des équipements : fourniture, ingénierie, réseaux électriques, signalétiques, maîtrise d’œuvre, assistance à maîtrise d’ouvrage, construction de plateformes logistiques avec ports secs.

formation dans les métiers du ferroviaire.

développement d’une industrie de sous-traitance ferroviaire (câbles, signalisation, etc.).

 

 

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