Le site d'information de la CFCIM
Capture d’écran 2014-10-18 à 13.10.44

Les déchets au Maroc : un enjeu environnemental et économique.

Date de publication : 18 octobre 2014 Rubrique : Divers

Le volume des déchets produits a plus que doublé depuis un demi-siècle et devrait atteindre 12 millions de tonnes en 2020. L’absence de politique efficace et de décret d’application de la loi 28.00 relative à la gestion des déchets a mené à une situation environnementale fortement dégradée. Les répercussions néfastes engendrées par cette situation impactent
les ressources naturelles, la santé publique et le budget des collectivités locales. 7 M tonnes de déchets sont produites par an, dont 5,2 M tonnes de déchets ménagers ; 975 000 tonnes de déchets industriels (dont 12,3 % de déchets dangereux) et 12 000 tonnes de déchets médicaux.Seuls 10 % des déchets ménagers et 23 % des déchets industriels produits sont recyclés. 73 % de ces derniers sont évacués dans des centres d’enfouissement technique et 4 % sont incinérés dans des fours à ciment. La valorisation dans un processus de production reste encore très marginale.
Les déchets ménagers, commerciaux et industriels ne subissent aucun pré-traitement. Le Maroc compte 300 décharges sauvages disséminées autour des grandes villes, contre seulement 14 décharges contrôlées.Un Plan de traitement des décharges publiques a été lancé sur la période 2012-2015, pour un investissement de 3,2 Mds EUR. L’objectif est d’accélérer le rythme d’aménagement des décharges contrôlées, par la création de 44 nouvelles décharges et la reconversion des 300 décharges sauvages. En outre, l’objectif est également d’atteindre un taux de collecte national de 90 % (actuellement entre 75 % et 100 % selon les villes). Le ministère de l’Environnement souhaite, aujourd’hui, faire du traitement des déchets un pôle de développement économique.

Les principaux acteurs

La collecte des déchets ménagers est du ressort des communes urbaines. Toutefois, certaines grandes villes ont délégué la gestion à des entreprises privées, telles que :
– SITA EL BEIDA (groupe SUEZ ENVIRONNEMENT) qui intervient à Casablanca, Rabat, El Jadida, Tanger et Oujda ;
– ACTIS, un fonds d’investissement gérant plus de 3,7 Mds EUR, qui intervient dans les villes de Fès, Oujda, Safi, Berkane, Témara, Salé et Yem ;
– PIZZORNO ENVIRONNEMENT et ses filiales, qui interviennent dans 7 différentes villes, dont certains quartiers de Casablanca et de Meknès, Sidi Bennour, Marrakech, etc. ;
– TECMED, présente à Tétouan, Casablanca, Berrechid, Tanger, Mohammedia, Meknès et Rabat.

Le secteur de l’informel tient une place importante dans la collecte des déchets ménagers et industriels : plusieurs milliers de familles marocaines en vivent.

Capture d’écran 2014-10-18 à 13.03.38
Des opportunités réelles pour les entreprises françaises

Au regard de la croissance du volume de déchets créés chaque année, les besoins affichés sont relativement nombreux sur les segments suivants :
Production d’énergie et de biogaz par gazéification, pyrolyse, méthanisation, combustion directe, fermentation anaérobie ;
Développement du recyclage, du compostage et du tri sélectif ; Intégration des énergies renouvelables dans le processus de production ; Réhabilitation et réalisation de décharges ; Traitement des déchets industriels et déchets hospitaliers.
Il est a noter que les opérateurs allemands présentent une concurrence non négligeable pour les sociétés françaises sur ce secteur.

Chaque semaine sur conjoncture.info, découvrez les fiches marchés de la CFCIM et d’UBIFRANCE. Retrouvez tous les détails et prestations sur cfcim.org et sur ubifrance.fr