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Comment structurer sa démarche RSE ?

Date de publication : 26 septembre 2018 Rubrique : Zoom

Première norme internationale de lignes directrices sur la responsabilité sociétale des organisations, l’ISO 26000 offre un très bon cadre pour structurer une démarche RSE. Elle permet ainsi de concrétiser les bonnes intentions en bonnes pratiques.

Publiée en 2010 après de longs débats ayant mobilisé un très grand nombre de parties prenantes dans le monde entier, la norme ISO 26000 contient des lignes directrices et non des exigences. Elle ne se prête donc pas à la certification, contrairement à d’autres normes telles que l’ISO 9001. En revanche, elle permet d’aider les organisations de tous types, quelles que soient leur activité, leur taille ou leur localisation, à structurer leur politique de responsabilité sociétale.

Initier sa démarche

Pour initier une démarche RSE, il est d’abord important de réaliser un diagnostic en identifiant la responsabilité sociétale et les enjeux propres à l’entreprise. Il s’agit de prendre conscience des impacts de l’organisation sur la société, en fonction de son activité, de sa taille, de son environnement ou encore de sa situation géographique. De même, il est primordial de recenser toutes ses parties prenantes et d’instaurer un véritable dialogue avec elles pour bien cerner leurs intérêts et attentes. Il est même recommandé de coconstruire la démarche avec elles, en les sollicitant pour définir les enjeux sociétaux de l’entreprise.

Pour délimiter le périmètre de leur responsabilité sociétale, la norme ISO 26000 invite les organisations à articuler leur approche autour de sept questions centrales : Gouvernance de l’organisation, Droits de l’Homme, Relations et conditions de travail, Environnement, Loyautés des pratiques, Questions relatives aux consommateurs Communautés et développement local. Ces thématiques centrales visent à identifier les domaines d’ action pertinents sur lesquels l’organisation va pouvoir se baser pour fixer ses priorités et mettre en place ses propres actions. Ainsi, les sept questions se déclinent en 37 plans d’action, qui décrivent ce que l’entreprise pourra faire concrètement.

Intégrer la RSE dans l’organisation

La deuxième étape consiste à intégrer la démarche RSE dans l’ensemble des décisions et des activités de l’organisation. Un état des lieux est alors nécessaire pour repérer les points critiques sur lesquels elle doit agir en priorité. Par exemple, il est primordial de vérifier que les lois en vigueur sont bien respectées partout dans l’entreprise avant de vouloir aller au-delà.

Ensuite, la norme ISO 26000 recommande à l’organisation plusieurs approches pour réussir le déploiement en procédant à «l’ intégration de la responsabilité sociétale (RS) dans ses politiques, dans sa culture d’organisation, dans ses stratégies et activités, développement de compétences internes en matière de RS, réalisation d’actions de communication interne et externe axées sur la RS et revue régulière de ces actions et pratiques liées à la RS ».

Évaluer et communiquer

Enfin, toute démarche RSE doit mesurer ses engagements et communiquer pour rendre compte à ses parties prenantes en toute transparence. L’évaluation peut porter sur les pratiques stratégiques, managériales et opérationnelles, ainsi que sur la pertinence et la performance des indicateurs économiques, sociaux et environnementaux. L’objectif est de valoriser la méthode, quand bien même la norme ISO 26000 n’est pas certifiante, et d’identifier des pistes de développement, car une organisation peut toujours aller plus loin en termes de responsabilité sociétale. Enfin, pour communiquer avec rigueur et précision, l’entreprise peut également s’appuyer sur d’autres référentiels internationaux tels que la GRI (Global Reporting Initiative) pour établir son rapport RSE.

Thomas Brun