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KIMIA AFRICA, vitrine de l’industrie chimique et parachimique

Date de publication : 3 août 2017 Rubrique : Actus CFCIM

Après le succès de la première édition, la CFCIM organise, en partenariat avec la Fédération de la Chimie et de la Parachimie (FCP), la 2e édition du salon KIMIA AFRICA. La rencontre se tiendra du 26 au 28 septembre 2017 au Centre International de Conférences et d’Expositions de Casablanca.

Réunir l’ensemble des acteurs de la filière chimie et parachimie : tel est le principal objectif de KIMIA AFRICA, salon dédié aux matières premières et aux technologies de la chimie. Pensé comme une plateforme de business et d’échanges, le salon vise également à proposer aux professionnels du continent africain un espace de partage autour des dernières actualités et innovations du secteur.

À l’instar de la précédente édition, le programme est particulièrement riche : sont prévus notamment prévus 2 conférences techniques, 6 émissions TV et 3 trophées. Une plateforme dédiée aux rencontres d’affaires sera, en outre, mise en place afin de renforcer les opportunités de business et de partenariats.

Pour rappel, la première édition de KIMIA AFRICA (évènement placé sous l’égide du Ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Économie Numérique) avait réuni 2500 participants. Les conférences et tables rondes avaient pu traiter de thématiques très diverses telles que les défis et enjeux du recyclage, la place de la chimie durable, etc. À l’issue du salon, 3 trophées KIMIA AFRICA ont récompensé les entreprises les plus innovantes. 

 

Abed Chagar3 questions à Abed Chagar, Directeur Général de Colorado et Vice-Président de la Fédération de la Chimie et de la Parachimie (FCP)

Quel est votre regard sur l’évolution du secteur de la chimie au Maroc, notamment dans le cadre de sa stratégie de développement vers l’Afrique ? Quelles sont vos perspectives de développement sur le continent ?

De manière générale, l’économie marocaine évolue en dents de scie, je dirais. Le secteur de la chimie est porté par quelques grands groupes tels que le Groupe OCP autour duquel gravitent, par exemple, des PME et des grandes entreprises opérant dans divers domaines. Pour ce qui concerne la branche peinture, il existe des perspectives intéressantes en Afrique. Colorado est présent depuis quelques années dans plusieurs pays africains avec des distributeurs répartis par territoire : Algérie, Tunisie, Sénégal, Gabon, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Madagascar, Djibouti, etc. Nous y avons ouvert des showrooms et organisons régulièrement des séminaires au profit des utilisateurs. L’Afrique représente la plus grande part de notre marché à l’export.

Colorado est une entreprise 100 % marocaine, c’est pourquoi nous investissons, par ailleurs, beaucoup dans la recherche et développement. Malgré les derniers chiffres des ventes de ciments, notre activité a une très bonne résilience. Nous sommes très optimistes et ambitieux pour la fin de l’année et les années à venir. Nous avons des projets de développement très importants que nous espérons concrétiser à court et moyen terme en Afrique.

Quels défis doit encore relever le secteur de la chimie au Maroc ?

Notre secteur est, malheureusement, parfois mal perçu par le public, ainsi que par l’administration. Nous sommes tous les jours confrontés au problème de la réglementation, cette dernière étant vieille de plus d’un siècle et, par conséquent, caduque. Nous avons signé une convention avec le Ministère de tutelle [Ministère de l’Industrie, de l’investissement, du Commerce et de l’Économie Numérique] qui, d’ailleurs, prévoit la mise à jour et la mise à niveau de la réglementation. Aujourd’hui, si l’on veut respecter la loi, le seul endroit où un industriel de la chimie peut s’installer, c’est à Jorf Lasfar. Nous sommes très heureux d’avoir signé, dernièrement, l’accord sur les écosystèmes avec le Ministère de tutelle, mais la mise en œuvre tarde un peu à voir le jour en raison des dernières signatures à acter. Une fois que cela sera fait, je pense que cela va accélérer l’investissement dans le secteur.

Pourquoi avoir choisi de participer à KIMIA AFRICA ?

Pour nous, je parle ici avec la casquette de Vice-Président de la Fédération de la Chimie et de la Parachimie, le salon KIMIA AFRICA est une vitrine qui permet de mettre en lumière ce secteur, redorer son blason, mais aussi de rencontrer des visiteurs marocains et étrangers, d’explorer de nouvelles opportunités… Tout cela ne peut être que bénéfique. Pour ce qui concerne la question environnementale, la mauvaise image dont souffre le secteur ne reflète pas la réalité. L’industrie de la chimie s’est vraiment améliorée ces derniers temps. Les industriels de la chimie ont intégré, bien plus que d’autres, la composante sécurité environnement dans leur process et outils. Nous sommes convaincus de l’importance de cette démarche et cela nous amène à explorer de nouvelles pistes d’amélioration et de développement dans cette transition environnementale et réglementaire.